Un des sens cachés

J’ai une nouvelle drogue.

Le mec dealait du côté de Bercy, un vieux monsieur un peu louche qui portait des lunettes noires alors qu’il faisait nuit depuis longtemps, un truc pas clair, un traquenard que j’aurais dû flairer, ma mère m’avait pourtant bien dit de ne pas suivre des inconnus dans leur salle de concert.

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Jonathan Safran Foer ou le poids des mots

A défaut du dernier Aymeric Caron, Antispéciste, dont j’attends patiemment la sortie en livre de poche pour pouvoir le fourrer négligemment dans mon sac en sortant du métro et regretter plus tard en lissant ses pages meurtries d’être si peu soigneuse avec mes livres, je me suis rabattue sur la version poche, donc, de Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer.

Caprices

Hubert Robert (quand même) a quelques passions dans la vie : les lavandières, les ruines et les lavandières qui accrochent leur linge à des ruines majestueuses. Surtout, Hubert Robert fait des caprices.

Motion cosmétique.

Si j’avais commencé à venir raconter ma vie ici en 2015, j’aurais peut-être été une blogueuse beauté. Je pense même qu’on aurait moins parlé de nourriture : à l’époque, je n’avais même pas de cuisine digne de ce nom.

Mais la contingence de mon existence a voulu que 2016 me dote d’une cuisine honorable et d’un vague doute : est-ce bien raisonnable d’avoir autant de maquillage quand on ne se maquille pas ?

Pékin en cinq couleurs

Pékin était grise et enfumée, mais j’ai tenu à vous rapporter quand même un peu de couleur. Orangée, bleue, verte, rose et pierre. Est-ce que ça doit vraiment compter comme du gris ?

La Chine hors les livres

J’ai jeté l’ancre en Chine pendant trois jours la semaine dernière, dans un cadre professionnel qui m’a laissé peu de temps d’émerveillement en dehors des repas.

Et puis je ne sais pas si émerveillement est le bon terme pour parler de Pékin, du ciel épais et gris qui descend jusqu’au sol, des voitures arrêtées par le trafic mais jamais par les piétons, des vélos mornes et bigarrés, des odeurs inhabituelles et des immeubles usés.

Il n’y a que ça de vrai !

J’avance doucement le long des 506 pages du Livre d’un homme seul, mais je me rends compte que je touche les limites de ce que je suis capable de comprendre et de ressentir en deux fois deux sessions quotidiennes de neuf minutes dans le métro, avec un changement le livre serré contre moi, entre le bouclier et la lettre d’amour.

En revanche, on a regardé pas mal de films…

En verre et contre tous

Au moment critique où je retournai ma merguez végane l’autre jour, juste saisie, d’un mouvement de poignet nonchalant mais néanmoins bien assuré, tout en maîtrise et en rotation, je me suis demandé s’il y avait quelque chose de difficile quand on devenait végétarien…